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Cassidy's Blogues d'ami-e-s

Diane : peintre

January 20, 2010 par christophe_pirouettes   Comments (0)

Peintre, Diane nous enchante avec ses portraits. Pas de m'as-tu-vu, pas d'élitisme, juste une artiste qui partage sa passion et sa maîtrise, une artiste qui offre le meilleur d'elle-même. Après avoir vu son travail, on est subjugué et captivé... Finalement, Diane un peu chasseresse !


1-Depuis quand peins-tu ?

Je dessine et je peins depuis toujours. J’ai découvert la peinture à l’huile quand j’avais une vingtaine d’années, cela reste mon médium préféré.

 

2-Comment concilies-tu passion et vie quotidienne ?

C’est toujours difficile ! La peinture passe en général après tout le reste, le travail, les enfants...

 

3-L'environnement parisien est-il propice à la création ?

L’avantage de Paris, c’est la possibilité de voir des expositions très variées. Je trouve important de s’enrichir du travail des autres. En observant d’autres univers, d’autres styles, on discerne mieux son propre cheminement.

 

4-Tes modèles acceptent ta passion avec patience ?

Ce sont généralement des personnes de mon entourage. Souvent, je m’appuie en partie sur la photographie pour éviter de les faire poser des heures... Je ne cherche pas à reproduire fidèlement la réalité, mais à m’en inspirer pour aller vers mon propre univers.


5-Tu as fait une école de peinture, suivi des cours ?

Je n’ai fait aucune école de peinture. J’ai une formation et un métier très différents. En revanche, j’ai suivi des cours, dans des ateliers municipaux par exemple.

 

6-On sent une évolution dans ton travail. Dans tes premières toiles, on sent très bien l'influence d'artistes comme Freud. Mais dans les dernières, tu sembles t'affranchir de ces codes pour évoluer vers un quelque chose de moins figuratif. Ca correspond à une nouvelle maturité ?

J’adore la peinture de Lucian Freud. Cependant, je ne cherche pas à imiter son style. Dans un premier temps, le réalisme m’a permis de prendre de l’assurance. Aujourd’hui, je cherche à explorer mon propre univers en me détachant peu à peu des normes.

 

7-On retrouvait beaucoup de portraits, de visages, à tes débuts, tu sembles t'orienter vers d'autres parties du corps voire des corps mélangés. Cette représentation des corps peut-elle signifier que tu as pris confiance en toi ?

Non, les corps ne sont pas plus difficiles à aborder que les visages. J’ai pris confiance en moi, mais cette évolution se traduit plutôt par un style moins réaliste. Aujourd’hui, je sais que je sais peindre. Je peux oser une recherche plus personnelle.


8-Sur ta page myspace tu écris : « Peintre expressionniste, je me concentre sur l'humain, son mystère insondable ». Crois tu que la peinture permette de mettre à jour ce qu'on ne voit pas naturellement ?

Je crois que c’est justement l’un des rôles de la peinture : montrer ce que l’on ne voit pas, traduire des sentiments, des pensées, des émotions.

 

9-Quelle peinture représenterait l'achèvement de ton travail ? Le chef d’œuvre ultime ?

Etre artiste, c’est être en permanence dans l’inachevé. Il n’y aura jamais d’œuvre ultime. Je cherche en permanence, j’évolue sur des chemins dont je ne connais pas la direction. C’est ce mystère qui génère la passion, impossible de s’arrêter !

 

10-Tu as des expositions prévues ?

Dans les semaines à venir, non, aucune exposition prévue.

 

11-Travailles-tu avec d'autres artistes ?

Non, pour moi, le travail de peintre est solitaire. Il faut se retrouver avec soi-même pour creuser en soi, explorer les profondeurs.

 

12-L'évolution de ta peinture, ce sera quoi ?

Je n’en sais rien, c’est cela qui fait l’intérêt ! Il y a une force qui me dépasse, qui m’oriente dans une direction inconnue. Aujourd’hui, j’ai le sentiment que ma peinture tourne autour de la disparition, l’effacement du corps, au profit de l’âme. Dans le même temps, elle traduit la vulnérabilité de l’être humain, la précarité de son existence.


 

13-Tu es sur Internet. Est ce que ce médium est propice à la diffusion de la peinture ?

Internet représente un outil utile pour les peintres. Visuel, il permet de montrer facilement son travail. Il m’est déjà arrivé d’exposer dans un lieu public qui m’avait repérée grâce à Internet.

 

14-Les réseaux sociaux t'ont-ils apporté quelque chose pour ta peinture ?

Je fréquente uniquement Myspace, très irrégulièrement... C’est intéressant de découvrir le travail d’autres artistes et de pouvoir échanger avec eux.

 

15-Les enfants, c'est une source continue d'inspiration ?

Les enfants comme les adultes, jeunes ou vieux. Les êtres humains m’inspirent, quel que soit leur âge ou leur histoire.

 

 

Propos recueillis par Christophe Rouet sous license Creative Common

 

Mademoiselle chante le blues : Nina Attal

November 10, 2009 par christophe_pirouettes   Comments (0)

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interview, creative common, musique, chanson

Mademoiselle chante le blues mais c'est déjà une dame. Nina Attal a trouvé son mojo et depuis elle nous le présente en Ile de France, avec une fraîcheur, une gentillesse mais surtout une maturité qui lui promettent pour l'avenir un ciel de notes bleues.

 

           

Peux tu décrire ton parcours musical : à quel age tu as commencé à chanter, jouer ?

J’ai commencé la musique à l’âge de 9 ans en prenant des cours de piano mais je n’étais pas franchement douée. La guitare ça a été le coup de foudre vers 12-13 ans, je m'y suis plongée à fond en apprenant les morceaux de mes artistes favoris.

Quant au chant, il a toujours été en moi, c’est simple à dire mais je chante depuis que je suis petite.

 

D'où vient ta culture du Blues ?

J’ai découvert le blues par curiosité. J’écoutais Clapton ou Stevie Ray, et je cherchais à connaître leurs propres influences, donc Muddy Waters, Robert Johnson ou Elmore James. Et de tomber amoureuse de cette musique pleine de sincérité.

 

Née en 1992, tu pourrais donner des leçons de blues à bien des vieux routards. Tu rayonnes dans toute l'ile de France et sûrement bientôt au-delà. Comment prends tu ce début de succès ?

Personne n’a de leçon à donner. Je ressens la musique à ma manière, et chacun fait de même. Effectivement je vois que les gens apprécient beaucoup ce que je fais ; ils se déplacent pour venir me voir en concert et c’est avec un grand bonheur que nous jouons pour eux, je pense que cela se ressent et c’est la raison pour laquelle mon nom passe de bouche à oreille… C’est le plus beau des cadeaux pour un artiste. Espérons que ça dure !

 

Tu viens de finir Blues en Val d'Oise, tu as été bien reçue ?

Tout à fait ; nous avons joué en duo acoustique avec mon guitariste Philippe Devin. Nous avons très bien été reçus dans la ville de Domont ; le public a été très réceptif alors que nous ne faisions qu’une première partie.

 

Quels sont les noms avec qui tu souhaiterais monter sur scène ?

Oh ! Quelle question ! Cela dépend ; parles-tu de noms ? Ou bien de grands noms ? Si c’est de grands noms dont tu parles ; je citerais mes influences majeures : B.B.King, Stevie Wonder, Prince … Le but dans la musique est de découvrir des choses. Nous verrons les opportunités que j’aurai…

 

Le nom du groupe - la duduch family - vient d'où ?

La duduch family n’est pas du tout le nom du groupe, c’est le pseudo d’amis à moi sur myspace. Mon groupe se produit sous mon nom : Nina Attal Soul/Blues Band.

               

Tu nous présentes tes musiciens ?

Ce sont aussi mes plus précieux amis :
Philippe Devin à la Guitare et aux chœurs, Jo Champ pour la basse et les chœurs, Damien Cornelis aux claviers, Olivier Bridot à la trompette, Sylvain Sly Fétis au Saxophone tenor et enfin Stéphane Minana à la Batterie.

 

Comment les as-tu rencontré ?

Je les ai tous rencontrés dans les jams parisiennes. Ils m’ont tous très bien accueillie, dès le début. Eux étaient déjà habitués depuis pas mal de temps à s’y rendre pour jouer. Moi j’étais toute nouvelle et je n’ai pas eu de mal à me faire accepter et à tisser de liens amicaux avec eux, et je les remercie…

 

Des contacts avec des maisons de disques ?

Des contacts, oui, mais rien de concret ou de définitif. L’album que je prépare sera autoproduit.

 

Tu prépares quoi pour ce printemps et cet été ?

Donc le premier album pour début 2010, sa promo remplira le printemps. Cet été, ce sont des festivals qui sont au programme !

 

Que penses-tu de la notoriété télévisée (nouvelle star, star'ac...). Est ce que c'est quelque chose qui te fait envie ?

Je pense que les émissions comme la Nouvelle Star ou autres sont de bons tremplins pour des artistes qui n’ont pas réussi dans la musique avant de se rendre à l’émission et qui pensent que c’est leur dernière chance. Ensuite pour les plus jeunes, c’est un choix qu’ils font, que je ne ferais pas à 17 ans étant donné que j’ai une vision du métier de musicien qui m’empêche d’aller vers la facilité. Surtout je pense que je ne supporterais pas de chanter autre chose que ce que j’aime réellement et profondément. 

 

Comment une titi parisienne peut aussi bien chanter le blues ? Ça te vient d'où ?

Le blues est quelque chose de viscéral, je ne peux pas exprimer comment je le chante, comment je le ressens. J’essaie de donner le meilleur de moi, tout en étant très perfectionniste. Toutes ces notions sont énormément importantes pour moi : faire le show, offrir aux gens une autre dimension.

 

Le Mojo, les femmes en ont un aussi ?

Bien sûr ! J’ai tout le mojo qu’il faut pour me défoncer sur scène, dans le sens où j’aimerais vraiment réussir à mélanger séduction, énergie, émotion, spectacle, et musique. Je pense que c’est ça le mojo. C’est être celle qu’on veut être sur scène.

           

Si je te dis que Nina Attal et la Duduch Family, ça a un petit coté Janis Joplin and the Big Brother Company, ça t'irrite ou tu apprécies ?

Ca ne m’irrite pas, j’apprécie au contraire, même si Janis Joplin n’est pas mon plus grand exemple en matière de musique et de show. Mais c’est très flatteur de me comparer à une des plus grandes chanteuses du XXe siècle. Elle a tout de même révolutionné la musique au féminin.

 

Propos recueillis par Christophe Rouet sous licence Creative Common

 

 

 

Silence is Sexy : Interview in english

November 3, 2009 par christophe_pirouettes   Comments (0)

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Silence is Sexy is a band originated from Utrecht, a city in the centre of The Netherlands.
The band is made of Pim on the guitar, Hendrik-Jan as the singer, keyboard player Frank (at the beginning in The Gathering), Barry bass, and Bart on drums. They have met six years ago. They have accepted to give us this interview.

                   

Who are the artists who have influenced you ?
A lot of artists. We all listen to lots of different kinds of music.

Did you plan some concerts in Europe and when ?
At the moment we are touring in The Netherlans with a Dutch band called Moke. We would love to play in other European countries, but it's difficult for an independent band like us to arrange a tour.

How do you work on your music and words ?
Our song always start out with a musical idea, a Melody or a guitar part.
Then we mold that into an early song and arrangement using Garageband on our computer. Most times we write the words during that process. Then, we start playing the song in our rehearsalspace. Sometimes we change a lot playing the song together, sometimes the song is already good enough.

Your video on youtube (http://www.youtube.com/watch?v=x0MVz3kXAj8) is of a very good quality in terms of sound and video editing. Who are the people you work with : designers, painters, movie makers...
This video was recorded and edited by a Dutch national radio show called « 3voor12 ». They also filmed it for internet. But we also do a lot of things ourselves. For example: our bassplayer Barry is an excellent designer.
For our photograpy we work with Heidi de Gier (http://www.heididegier.nl). And we are always open to work with people that have good ideas.

Your music is available on most sharing platforms, why do you share ?
We are an independent band without a label behind us that is going to spend lots of money marketing our music. Sharing our music is our way of marketing. Besides that we like the idea. As we stated at the release of our last album: "Music is just like love. You have to share it".
               

Two of us are on Last.FM, you can take a look at our profiles to see what music we play.
http://www.last.fm/user/pimissexy
http://www.last.fm/user/Je_Suis_Barry

Did you have contacts from majors ?
No.

Do you think that it is possible to live from its arts ?
Maybe someday. We all have dayjobs at the moment.

How can the community help you ? What do you desire ?
We don't desire anything, but people can help us out by sharing our music with as many people as possible. They are welcome to a live show if we play in thier area. And they can buy a CD or T-shirt or make a donation if they like.

What are the sites where we can some of your news ?
Our website http://www.silenceissexy.nl will take anyone to all the places where they can find our stuff.

 

 

           

Who is the The Royal Republican Orchestra ?
We met them using our computer. They are an orchestra. The recordings were great! An unbelievable experience.

It sounds strange Royal Republican Orchestra of Cuba, doesn't it ?
You are right: Royal Republican sounds strange. So it's up to you to draw your conclusion.

How did you make these new "arrangements " ?
A very talented friend of ours called Sander Zwiep did the arrangements. He's the guy on the cover of the EP.

 

        

"This ain't hollywood" looks like a professionnal album. Can you tell us more about the recordings ?
It's our second album. We wanted it to sound more poppy than our first album. We think that worked out pretty well. It's recorded in the Mailmen studio in our hometown Utrecht.

How this album is born ? Where the idea came from ?
We wanted it to really be an album instead of just a collection of songs. So we chose to use the film-theme as a methaphor for things you expierience in life.
You know they say you see your life as a movie if you have a serious accident, just before the crash ?
That's an interesting thought : is it a Hollywood movie with an happy ending or rather an experimental arthouse-movie?

When is your next album available on the net ?
We are working on our next album at the moment. We recorded some drums last week. But we are going to take our time to make this a very special album again.

 

Propos recueillis par Christophe Rouet sous licence Creative Common

 

 

 

 

Silence is Sexy : Interview en français

November 3, 2009 par christophe_pirouettes   Comments (0)

interview, creative common, musique, chanson, partage

Silence is Sexy est un groupe d'Utrecht, une ville au centre de la Hollande.
Il est composé de Pim à la guitare, Hendrik-Jan au chant, Frank au clavier (il a d'ailleurs commencé avec The Gathering), Barry à la basse, et Bart à la batterie. Ils se sont rencontrés il y a 6 ans.

    

 

Qui sont les artistes qui vus ont le plus influencé ?
Beaucoup. On écoute toute sorte de musique.

Vous avez des concerts prévus en Europe ?
En ce moment on tourne en Hollande avec un groupe appelé Moke. On adorerait jouer dans d'autres pays, mais c'est très difficile pour un groupe indépendant comme le notre d'organiser une tournée.

Comment travaillez vous les paroles et la musique ?
Nos chansons ont pour toujours pour point de départ une mélodie, une partie de guitare. Puis on ajoute tout dans GarageBand sur notre ordinateur et on arrange.
La plupart du temps, l'écriture des paroles se fait à ce moment. Puis on commence à jouer dans notre salle, et quelquefois on change un tas de choses en même temps jusqu'à trouver le résultat satisfaisant.

Votre vidéo sur Youtube (http://www.youtube.com/watch?v=x0MVz3kXAj8) est de très belle facture pour ce qui est du son et de la vidéo. Qui sont les gens avec qui vous travaillez ?
Cette video a été enregistrée et montée par la radio nationale hollandaise pour un show qui s'appelle « 3voor12 ».
Mais on on fait un tas de choses par nous même. Par exemple: Barry, notre bassiste est un très bon dessinsateur. Pour notre photographie, il a travaillé avec Heidi de Gier (http://www.heididegier.nl). Et nous sommes toujours ouverts à des idées nouvelles.

Votre musique est disponible sur la plupart des plateformes de téléchargement. Pourquoi partagez vous ainsi ?
Nous sommes un groupe indépendant, avec peu de moyens, et sans label pour nous accompagner en termes de marketing. Partager notre travail c'est une forme de marketing. En plus l'idée nous plaît énormément. Comme nous avons d'ailleurs titré notre dernier album : "Music is just like love. You have to share it".

                     

Aussi, 2 d'entre nous sont sur Last.FM, n'hésitez pas à aller écouter ce qu'on fait d'autre.
http://www.last.fm/user/pimissexy
http://www.last.fm/user/Je_Suis_Barry

Avez vous été contacté par des majors ?
Non

Pensez vous pouvoir vivre de votre musique ?
Un jour peut-être. Pour le moment on a tous un job.

Comment la communauté peut elle vous aider ? Que souhaiteriez vous ?
On ne désire rien, mais les gens peuvent nous aider en partageant notre musique avec le plus de personnes possible. Ils sont aussi les bienvenus à nos concerts si on passe par chez eux. Et ils peuvent acheter le CD, un T-Shirt ou faire une donation.

Quels sont les sites où on peut avoir de vos nouvelles ?
Sur notre site web http://www.silenceissexy.nl vous trouverez tout ce que vous désirez connaître à notre sujet.

 

 

     

 

Qui est le Royal Republican Orchestra ?
On les a rencontré par informatique, les enregistrements ont été magnifiques ! Une expérience incroyable.

C'est plutôt étrange comme nom le Royal Republican Orchestra de Cuba ?
Tu as raison: Royal Republican c'est vraiment bizarre. A toi de te faire une idée.

Comment avez vous fait ces nouveaux arrangements ?
C'est un de nos amis -Sander Zwiep – qui a arrangé tout ça avec beaucoup de talent. C'est lui sur la couverture de l'album

 

      

"This ain't hollywood" donne vraiment l'impression d'être un album professionnel. Vous pouvez nous dire comment se sont déroulés les enregistrements ?
C'est notre second album. On l'a voulu plus pop que le premier, et on pense y être parvenu.
Il a été enregistré au studio Mailmen à Utrecht

Comment cet album est-il né ?
On a voulu un véritable album, et pas une suite de chansons. Et on a trouvé que le thème d'un film était une bonne métaphore pour toutes ces choses qu'on expérimente dans la vie.
On dit que quand on a un accident, on voit sa vie dérouler devant soi, juste avant le crash.
C'est une pensée intéressante : Est-ce que c'est un film avec une « happy end »  our plutôt un film expérimental, une expérience artistique.

A quand votre prochain album sur le net ?
On travaille dessus justement. On a fait quelques parties rythmiques la semaine dernière mais on va prendre notre temps pour faire quelque chose de vraiment spécial encore une fois.

 

Propos recueillis par Christophe Rouet sous licence Creative Common

 

 

 

 

Interview de Philippe Rivrain

October 22, 2009 par christophe_pirouettes   Comments (0)

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interview, creative common, littérature, graphisme, droit d'auteur, photo, musique, partage

Cette semaine, nous vous proposons l'interview d'un artiste multisupports. Il peint, il écrit, il compose et il joue, il enseigne...

Philippe Rivrain vit à la campage, est âgé de 52 ans et a accepté de nous dire son travail et son art...

                                

Tu vis en province ! Est ce que ça te permet de te faire connaitre ?
A 52 ans vivre à l'orée des bois me permet d'exister différemment, car je ne supporte plus la vie urbaine.
 
As tu d'autres passions que ce que tu produis aujourd'hui ?
la sculpture sonore sous toute ses formes, la transformations principalement liée à l'environnement, les ateliers d'arts, l'architecture.
 
Parviens tu à en vivre ?
Je vis par et grâce à l'art avec depuis 1980 . Même si je ne suis pas encore seul à en vivre , à l'époque, rien que pour la seule maison des artistes, si j'ai bon souvenir nous étions plus de 19000 inscrits, aujourd'hui nous ne sommes plus que 3600 ; je ne me fais pas d'illusion pour la suite... il n'y a pas que la calotte glaciaire qui disparaîtra bientôt totalement.
J'ai dû regrouper 11 ateliers de pratiques artistiques en un seul polyvalent dans lequel j'accueille des personnes de tous horizons désireuses d'apprendre, de se perfectionner ou qui ont simplement besoin d'être accompagnées dans leurs pratiques artistiques.
 
Tu te définis comme polygraphiste. Peux tu nous donner une définition ?
Il s'agit d'un groupes d'actions artistiques, individuelles et collectives, concernant tous les arts: plastiques, photographies, graphies, musique, textes, vidéos.
 

               

                                       

                                                      

Quel est ton style ?
Mes créations concernent l'utilisations des principes et méthodes d'applications négatives ( le moule d'une forme ou le négatif d'une photo par exemple)
 
Ou peut on voir ton travail ?
les évènements que je produis et coproduis concerne aussi un espace LandArt non loin de mon "bled" dans lequel pseudo spectacles, sculptures éphémères et autres morphies vont pouvoir se batir avant de s'écrouler pour être de nouveau recyclées sur la même place additionnelle.
 
As tu des évènements prévus que ce soit dans la vie réelle ou la vie "virtuelle" ?
Mes réalisations prochaines concernent l'animation et les sons qui les accompagnent pour des textes et des mises en scènes que j'ai écrit d'une maniére surréaliste "négativiste"
Extrait,exemple, tiré de: "phrases interdites"
Maxime ; « Le temps est un entrelacement de parcours en boucles, infiniment Grands et Petits, se traversant infiniment et simultanément, telle une empreinte mouvante dont le schémas absolu n’a qu’un seul coté incluant l’échelle d’un plan infini. »
Lexie ; « Voilà qui est bien ! Regardes moi bien, moi, qui suis infiniment limitée : que veux tu que cela me fasse au plus juste ? Hein ? »
Maxime ; « Mais… C’est merveilleux ! Te rends-tu compte de la réalité que tu possèdes ? »
Lexie ; « Si tu cherches à monter un spectacle de bonnes femmes applaudissant comme des phoques de cirque tes raccourcis rhétoriques, je t’assure que tu t’es trompé de poissonnerie ! »
Maxime ; « Toute ta vision est en relation directe avec l’émergence qu’il t’es donnée d’apercevoir ! Les limites visuelles que tu ne peux franchir, sont autant de certitudes inscrites sur l’empreinte du présent, que de non sens suscitant ton intuition ! »
Lexie ; « je n’y peux rien… ! Ma définition génétique s’exprime de telle façon, que les syndromes de ma présence me conduisent à l’esclavage de toutes mes raisons vois tu ?
Et cela ne m’apporte pas spécialement de plaisir… N’est ce pas démesuré ? »]
 
Quelles sont tes influences ?
il n'y a pas vraiment de mouvement négativiste, car nous sommes trop peu nombreux, et pour être négativiste il faut évidemment aussi être anti négativiste... et tels des caméléons dans le désert nous ne nous supportons que mal, nous ne nous retrouvons que pour nous accoupler! (boutade) mais un jour prochain, c'est juré, je m'atellerai à l'anti encyclopédie négativiste et ses anti théories...
Plus sérieusement le style le plus approchant est le Dadaïsme.
 
Peux tu nous parler de l'évolution de tes outils de travail ?
J'ai accumulé à ce jour trente deux années de pratiques artistiques dans mes ateliers d'arts, et je suis passé de méthodes archaïques à l'utilisation des logiciels informatiques il y a dix ans (déjà) pour superviser et travailler à distance avec d'autres groupes difficiles à lier géographiquement à tous les niveaux... Aujourd'hui «j'hyperlie» les différents réseaux sociaux pour des raisons surtout professionnelles...
Désormais, je quitte de plus en plus les galeries physiques pour investir un caneva de galeries virtuelles pour lesquelles qui sont un excellent support à la Polygraphie.
Que penses-tu des sites de partage en Creative Commons ? Crois tu qu'ils aient un avenir ?
Je suis producteur d'oeuvres creative commons et d'art libre, et je crois sincèrement que ces principes ne peuvent que continuer, car sans cela , sans participation, le monde tel qu'il est -et déjà beaucoup trop - risque de devenir dangereusement inaccessible pour la plupart...
Propose recueillis par Christophe Rouet sous licence Creative Common

 

 

Une interview de Fabrice Collette

October 17, 2009 par christophe_pirouettes   Comments (0)

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interview, creative common, droit d'auteur, musique, chanson, partage

Fabrice Collette est un artiste de la scène française. Il écrit des textes fins, ciselés sur des musiques qui le sont toutes autant. C'est sans prétention, sans couverture médias, et avec sa guitare qu'il nous offre ses mots blues.

C'est avec un grand plaisir et beaucoup de chance que nous diffusons cette interview d'un grand monsieur de la chanson française. Et pour ceux qui seraient interessés par le découvrir un peu plus, ils peuvent télécharger ses albums (gratuitement mais si on aime on peut aussi y aller d'un don).

Tu es devenu un artiste "internet". Ces technologies te sont-elles si familières ?
A force oui :) J'ai commencé à explorer les possibilités du web pour les artistes en 1998 et j'ai donc suivi toutes les évolutions depuis .... puis faut dire aussi que j'ai été ingénieur dans ma jeunesse :)

Tu es le fondateur d'un site (elgg.elgg.fr). Ce site te permet de rester en contact "avec la vraie vie" ?
Je ne me retrouve pas dans cette séparation entre "vraie vie" et "vie virtuelle". Je prends par exemple le clip que nous avons réalisé pour mon album "rouge et blues". Nous l'avons réalisé sur Second Life, avec une réalisatrice londonienne et une actrice principale istanbouliotte. Je n'ai jamais rencontré ni l'une ni l'autre pourtant ce clip existe vraiment dans la réalité. De plus des dizaines de membres de la communauté française sur Second life sont venus y faire de la figuration, pour leur plaisir et pour nous aider, ça aussi c'est un don réel de leur temps et leur bonne volonté. J'ai aussi régulièrement des contacts avec les gens qui téléchargent mon album .. bref je pourrai multiplier les exemples les échanges "virtuels" sont aussi des relations réelles ...

Tu as une carrière très éclectique... Comment vis-tu la musique aujourd'hui avec les nouvelles technologies ?
Pour ma musique en elle même, les nouveaux outils informatiques ne sont que des outils. Même s'ils sont merveilleux. Avec un budget minimal j'ai chez moi de quoi travailler mes musiques, mes chansons, les arrangements, etc ... mais in fine ma musique est une musique de musiciens, mes deux albums sont enregistrés avec des musiciens (le premier en live solo :). Le net me permet d'être diffusé à minima, car comme pour beaucoup, les portes des médias de masses me sont fermées. Mais pour l'instant, je ne peux pas dire que cela soit suffisant pour vraiment exister comme artiste et les belles histoires d'artistes découverts sur le net restent des contes de fées inventés par les majors pour faire vendre leur produits.

Métro, boulot dodo, c'est fini, retour à ta première vie : La musique ?
Métro boulot dodo c'est fini oui :) mais je ne vis pas de ma musique. Cependant, à la suite de ma "rupture" de la quarantaine qu m'a fait revenir à fond dans la musique, je vis aujourd'hui une vie professionnelle sur différents volets, en accord avec moi-même et de manière assez artistique je trouve.
J'ai cette chance d'avoir pu trouver un équilibre !

On trouve deux de tes albums sur Jamendo. N'as tu pas peur de te faire voler tes idées ?
Je suis comme tout à chacun, personne ne peux me remplacer :) et si des gens sont inspirés par ma musique et mes mots, j'en suis ravi et flatté !

Comment te viennent les paroles de tes chansons ?
De la vie, des gens, justement parce que je suis dans la "vraie vie". En général, quelques mots me viennent sur un début de musique, puis les mots deviennent une idée, un sujet, et les choses s'enchaînent, plus ou moins facilement ... certains textes sont écrits en 10mn, d'autres me prennent plusieurs mois ...

Tu as d'abord tout enregistré et mixé chez toi et tu es entré en studio avec une maquette ou bien y es-tu plutot allé au feeling ?
J'ai d'abord travaillé les arrangements chez moi sur une maquette, ça facilite les relations avec les musiciens de pouvoir leur faire entendre les arrangements avant de commencer. Après bien sûr, c'est le feeling des musiciens qui donne vie à tout ça.

Peux tu nous parler des musiciens et du studio où tu as enregistré cet album ?
Le studio est le studio ADIMA, qui est aussi le producteur de l'album. Au passage ADIMA est aussi le producteur de Patrick Verbeke, que les bluesmen connaissent bien. C'est Didier Zillioks, le directeur qui m'a fait rencontré Patrick qui m'a fait l'honneur de venir jouer sur l'album et qui a parlé de moi à ses musiciens. Laurent Cokelaere (basse), Emmanuel Millot (batterie) , Jehan Delgaard (orgue) sont parmi les meilleurs musiciens du moment et participent à un tas d'albums de majors. Ils sont venus pour le plaisir.. Quand un musicien de ce calibre te dit "dans la grille que tu m'a fait passer tu t'es planté sur la 25ème mesure de ce titre, tu mets Am alors que tu joues Am7 sur la maquette" (véridique), tu peux penser qu'il a bossé avant de venir et n'est pas là que pour le cachet... Une vraie belle ambiance.

Ton dernier album "Rouge et Blues" a une couleur plus blues que "Ballades de nulle part". Ca correspond a une nouvelle époque de ta vie ?
J'ai fait "ballade de nulle part" en pensant faire un album de chansons, et les amateurs de chansons m'ont dit : "mais c'est du blues !", j'ai fait "Rouge et blues" en pensant faire un album de blues, et les amateurs de blues m'ont dit : "mais c'est de la chanson ..." :) Pour moi c'est la même émotion dans des arrangements différents ...

"Arraché de toi" est l'histoire d'une rupture. C'est cette histoire qui donne son sens à l'album ?
Dis donc, t'as bien écouté l'abum toi ! "Rouge et blues" est venu au cours d'une ballade dans le sud de la France, dans un coin qu'on appelle le colorado provençal. Un paysage desertique de pierres rouges sous un ciel bleu d'une chaleur accablante ... La beauté de la vie et du rouge couleur de sang mélé à la difficulté des hommes pour vivre dans ce monde, le blues ... rupture (arraché de toi), amour (entre toujours et peut être), désir(comme tu veux), et le coeur de tout ça : la dignité des humains dans toutes les circonstances, et que personne ne peut leur enlever. Les titres "rouge et blues" et "C'était comme danser" parlent de cette dignité. Tout cela c'est la vie, la mienne, celles de ceux qui m'écoutent ....

"Entre toujours et peut-etre" a des accents "Claptoniens". Peux tu nous dire quelles sont tes influences musicales ?
Encore un coup au but ! J'aime beaucoup son "Unplugged". Et je me demandais comment il faisait pour arriver à mélanger autant de monde (piano, guitares, choeur, etc ..) et que ça sonne acoustique. Un soir que je travaillais sur les arrangements de "entre toujours et peut être", je me suis dit, tiens je vais essayer, un private joke :) et ça a donné ça :). Mes influences sont multiples, pas vraiment Clapton en fait, mais elle sont pour la plupart anglophones. Plusieurs critiques étrangers ont parlé d'un "french Cohen", celui là, il a baigné mon adolescence et ne m'a pas quitté depuis :)

Quand et où peut-on te voir sur scène ?
Dès que possible, mais c'est une vraie galère. Les responsables de salles prennent peu de risque, leur objectif est de remplir la salle. Soit on prend une vedette, soit on prend les artistes régionaux qui ont leur public. A paris, on préfère faire passer un inconnu new yorkais parce que ça attire du monde comme ça, plutôt que le banlieusard qui, croit-on, n'interesse personne .... bref, une galère je te dis !
Invite moi chez toi, je ferai un concert pour tes copains :)

Bon, le stylo est réparé. On peut s'attendre à de nouvelles chansons et un nouvel album bientot ?
A ma grande surprise, ADIMA est ok pour produire le prochain, donc j'y bosse, sortie 2011 si les petits cochons ne m'ont pas mangé d'ici là !!!

 

 

Propos recueillis par Christophe Rouet sous license Creative Commons

 

De la fin des intermédiaires

September 25, 2009 par christophe_pirouettes   Comments (0)

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Si on attache un tant soit peu d'importance à l'évolution du monde, un certain nombre de choses ne peuvent pas nous échapper :

  1. La crise des agriculteurs : regardez le coût de production d'un litre de lait et ce que vous payez
  2. La dématérialisation des travaux intellectuels : regardez le prix d'un développement indépendant par Internet (certains sites sont spécialisés dans ce genre de transactions)  en n'importe quel langage
  3. Les plateformes de téléchargement légales : que ce soit de la musique (je vous ai déjà parlé de Jamendo mais regardez les bannières de pub du site). A ce titre je viens de tomber sur article très interessant sur audiofanzine

Et si le capitalisme tel que nous l'avons connu, qui s'est gavé à en exploser (les subprimes sont aussi un peu une crise des intermédiaires), était tout simplement en train de mourir.

A quoi ressemble notre avenir ?

Both: un certain avenir

September 13, 2009 par christophe_pirouettes   Comments (0)

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Découvert dans ma mailbox sur Jamendo, Both est un groupe de Metz avec plusieurs albums à leur actif.

On peut les écouter sur Jamendo et franchement c'est pas mal, surtout cet album "alice's death in wonderland".

A écouter impérativement, ils sont partis pour être joués tous les jours dans le train en allant au boulot.

De nouveaux liens

July 27, 2009 par christophe_pirouettes   Comments (0)

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Il s'agit de sites profitant à fond du système des licenses libres.

Films : http://www.kassandre.org/

Musique : http://www.easyzik.net/

Livres : http://www.inlibroveritas.net/

Pour prouver s'il est besoin, qu'aujourd'hui les anciens maîtres du monde ont bien du mal à imposer leur vues, et ceci n'est qu'un début.

Quand on pourra enfin voir un film complet dont chaque partie aura été créée et diffusée en license libre, quand dans ce film n'apparaitront que des acteurs amateurs, seulement heureux de participer à une oeuvre, les lois Hadopi et autre LOPPSI seront définitivement bonnes à mettre à la poubelle.

En attentant, diffusez et essaimez ces liens et d'autres, n'hésitez à pas ajouter les votres.

 

 

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