

November 10, 2009 par christophe_pirouettes
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Mademoiselle chante le blues mais c'est déjà une dame. Nina Attal a trouvé son mojo et depuis elle nous le présente en Ile de France, avec une fraîcheur, une gentillesse mais surtout une maturité qui lui promettent pour l'avenir un ciel de notes bleues.
Peux tu décrire ton parcours musical : à quel age tu as commencé à chanter, jouer ?
J’ai commencé la musique à l’âge de 9 ans en prenant des cours de piano mais je n’étais pas franchement douée. La guitare ça a été le coup de foudre vers 12-13 ans, je m'y suis plongée à fond en apprenant les morceaux de mes artistes favoris.
Quant au chant, il a toujours été en moi, c’est simple à dire mais je chante depuis que je suis petite.
D'où vient ta culture du Blues ?
J’ai découvert le blues par curiosité. J’écoutais Clapton ou Stevie Ray, et je cherchais à connaître leurs propres influences, donc Muddy Waters, Robert Johnson ou Elmore James. Et de tomber amoureuse de cette musique pleine de sincérité.
Née en 1992, tu pourrais donner des leçons de blues à bien des vieux routards. Tu rayonnes dans toute l'ile de France et sûrement bientôt au-delà. Comment prends tu ce début de succès ?
Personne n’a de leçon à donner. Je ressens la musique à ma manière, et chacun fait de même. Effectivement je vois que les gens apprécient beaucoup ce que je fais ; ils se déplacent pour venir me voir en concert et c’est avec un grand bonheur que nous jouons pour eux, je pense que cela se ressent et c’est la raison pour laquelle mon nom passe de bouche à oreille… C’est le plus beau des cadeaux pour un artiste. Espérons que ça dure !
Tu viens de finir Blues en Val d'Oise, tu as été bien reçue ?
Tout à fait ; nous avons joué en duo acoustique avec mon guitariste Philippe Devin. Nous avons très bien été reçus dans la ville de Domont ; le public a été très réceptif alors que nous ne faisions qu’une première partie.
Quels sont les noms avec qui tu souhaiterais monter sur scène ?
Oh ! Quelle question ! Cela dépend ; parles-tu de noms ? Ou bien de grands noms ? Si c’est de grands noms dont tu parles ; je citerais mes influences majeures : B.B.King, Stevie Wonder, Prince … Le but dans la musique est de découvrir des choses. Nous verrons les opportunités que j’aurai…
Le nom du groupe - la duduch family - vient d'où ?
La duduch family n’est pas du tout le nom du groupe, c’est le pseudo d’amis à moi sur myspace. Mon groupe se produit sous mon nom : Nina Attal Soul/Blues Band.

Tu nous présentes tes musiciens ?
Ce sont aussi mes plus précieux amis :
Philippe Devin à la Guitare et aux chœurs, Jo Champ pour la basse et les chœurs, Damien Cornelis aux claviers, Olivier Bridot à la trompette, Sylvain Sly Fétis au Saxophone tenor et enfin Stéphane Minana à la Batterie.
Comment les as-tu rencontré ?
Je les ai tous rencontrés dans les jams parisiennes. Ils m’ont tous très bien accueillie, dès le début. Eux étaient déjà habitués depuis pas mal de temps à s’y rendre pour jouer. Moi j’étais toute nouvelle et je n’ai pas eu de mal à me faire accepter et à tisser de liens amicaux avec eux, et je les remercie…
Des contacts avec des maisons de disques ?
Des contacts, oui, mais rien de concret ou de définitif. L’album que je prépare sera autoproduit.
Tu prépares quoi pour ce printemps et cet été ?
Donc le premier album pour début 2010, sa promo remplira le printemps. Cet été, ce sont des festivals qui sont au programme !
Que penses-tu de la notoriété télévisée (nouvelle star, star'ac...). Est ce que c'est quelque chose qui te fait envie ?
Je pense que les émissions comme la Nouvelle Star ou autres sont de bons tremplins pour des artistes qui n’ont pas réussi dans la musique avant de se rendre à l’émission et qui pensent que c’est leur dernière chance. Ensuite pour les plus jeunes, c’est un choix qu’ils font, que je ne ferais pas à 17 ans étant donné que j’ai une vision du métier de musicien qui m’empêche d’aller vers la facilité. Surtout je pense que je ne supporterais pas de chanter autre chose que ce que j’aime réellement et profondément.
Comment une titi parisienne peut aussi bien chanter le blues ? Ça te vient d'où ?
Le blues est quelque chose de viscéral, je ne peux pas exprimer comment je le chante, comment je le ressens. J’essaie de donner le meilleur de moi, tout en étant très perfectionniste. Toutes ces notions sont énormément importantes pour moi : faire le show, offrir aux gens une autre dimension.
Le Mojo, les femmes en ont un aussi ?
Bien sûr ! J’ai tout le mojo qu’il faut pour me défoncer sur scène, dans le sens où j’aimerais vraiment réussir à mélanger séduction, énergie, émotion, spectacle, et musique. Je pense que c’est ça le mojo. C’est être celle qu’on veut être sur scène.

Si je te dis que Nina Attal et la Duduch Family, ça a un petit coté Janis Joplin and the Big Brother Company, ça t'irrite ou tu apprécies ?
Ca ne m’irrite pas, j’apprécie au contraire, même si Janis Joplin n’est pas mon plus grand exemple en matière de musique et de show. Mais c’est très flatteur de me comparer à une des plus grandes chanteuses du XXe siècle. Elle a tout de même révolutionné la musique au féminin.
Propos recueillis par Christophe Rouet sous licence Creative Common
